La tradition du vin chaud

IL FAIT FROID, IL FAIT MOCHE… ET SI ON BUVAIT UN BON VIN CHAUD ?

Le premier vin épicé a été élaboré à l’époque de l’Empire romain vers 20 ap. J.- C. Du miel était mis à bouillir dans du vin, puis y étaient ajoutées des épices : poivre, mastic, nard, laurier, safran, ainsi que des noyaux de dattes torréfiées et des dattes trempées préalablement dans du vin. Le tout était ensuite dilué dans du vin de qualité afin que le mélange soit doux. Puis pour le conserver on y jetait ensuite des charbons ardents.

Dès le xiie siècle, apparaît un vin épicé appelé « pimen » ou « piment ». Ils sont majoritairement originaires de pays catalans ou de langue d’oc.

Au xiiie siècle, la ville de Montpellier est réputée pour faire le commerce de vins épicés. Les traces écrites montrent que la « recette » de ce vin remonte à l’an 1249. Sa fabrication était possible grâce au port de Lattes qui recevait les épices venues d’Orient. Sa renommée fut telle que Henri III d’Angleterre s’en fournissait pour sa table. C’est d’ailleurs un document relatif à une commande de ce seigneur qui nous fournit la première mention et recette de ce vin. Ce vin avait pour nom garhiofilatum, un mot du latin médiéval désignant le clou de girofle, épice reine des vins épicés.

En Suède, s’installa une tradition du vin chaud quand le roi Gustave Ier, grand amateur se le fit préparer avec un vin du Rhin, du sucre, du miel et des épices (cannelle, gingembre, cardamome et clous de girofle).

À partir de 1600, cette boisson aristocratique devint populaire et prit le nom de Glögg (vin chauffé). Le roi Adolphe-Frédéric tenta de mettre un frein à sa consommation. Mais en 1766, il autorisa chaque foyer à produire son propre alcool.

Dès les années 1890, la tradition du vin chaud s’amplifia lors de la période de Noël. Chaque marchand de vin proposait sa propre version qu’il vendait dans des bouteilles aux étiquettes ludiques pour préparer son propre vin chaud.

Outre la Suède et les pays scandinaves, le vin chaud est particulièrement apprécié dans les pays germaniques sous le nom de Glühwein, surtout pendant les marchés de Noël, typiques en Allemagne, en Alsace-Moselle, en Autriche, en Suisse comme en Belgique et aux Pays-Bas ou même en Pologne, au Luxembourg, en République tchèque et en Roumanie. Le mot dérive de l’allemand glühen, briller, et de Wein, vin (ne pas confondre avec le vin cuit. (informations recueillies sur Wikipedia)

Maintenant que vous savez tout, ou presque, sur l’histoire du vin chaud, voici une petite recette parmi tant d’autres :

Il vous faudra, pour 12 personnes :

1.5 l de vin rouge (bordeaux, bourgogne ou pinot noir)

250 gr de sucre roux (quantité à ajuster selon vos goûts)

1 zeste de citron

1 zeste d’orange

2 bâtons de cannelle

2 étoiles de badiane (anis étoilé)

2 clous de girofle

1 morceau de gingembre émincé

1 pointe couteau de noix de muscade 1 orange

Dans votre casserole, vous versez tous les ingrédients, sauf l’orange. Vous portez à ébullition très doucement et laissez frémir 5 minutes.

Il ne vous reste plus qu’à servir bien chaud (en filtrant à l’aide d’une passoire) et à ajouter une rondelle d’orange dans le verre.

Idéal pour se réchauffer à la période de Noël en dégustant un bon pain d’épices !

(recette Marmiton)

Les recettes varient bien entendu en fonction des régions et des goûts de celui qui le prépare. A vous de trouver celui qui ravira vos papilles.

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